Posté sur : 29 Nov 2016
Lancement de la Phase 2 du projet OPP-ERA au Burundi

Financé par UNITAID, mis en œuvre par l’ANSS et le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, avec le soutien de Sidaction, OPP-ERA a déjà permis de réaliser dans le pays plus de 14 800 charges virales pour des patients sous ARV avec 80% en succès virologique

La phase 2 du projet OPP-ERA a été officiellement lancée lundi 28 novembre 2016 à Bujumbura sous le haut patronage de Son Excellence Madame la Ministre de la Santé Publique et la Lutte contre le Sida, représentée par le Directeur du PNLS (Programme National de Lutte contre le Sida), également en présence de Son Excellence l’Ambassadeur de France au Burundi et de la Présidente de l’ANSS (Association nationale de soutien aux séropositifs et malades du sida). Ont aussi été conviés à cet évènement les différents partenaires institutionnels, techniques et financiers ainsi que les structures associatives œuvrant  dans la lutte contre le sida au Burundi.

Le projet OPP-ERA, mis en œuvre par le Ministère de la Santé Publique et la Lutte contre le Sida et l’ANSS avec le soutien de Sidaction au Burundi depuis mars 2013, a déjà permis d’élargir l’accès gratuit à la charge virale.

En effet, dans le cadre de la phase 1 de ce projet, le laboratoire de l’ANSS à Bujumbura a été équipé pour la mise en œuvre de la charge virale, permettant de réaliser plus de 14 800 charges virales pour des patients sous traitement antirétroviral dont plus de 80% sont en succès virologique.

La deuxième phase engagée maintenant pour trois ans, devrait permettre d’accélérer encore l'accès à la mesure de la charge virale au Burundi, notamment grâce au renforcement des laboratoires du CHUK (Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge) et de l’INSP (Institut National de Santé Publique) ainsi qu’à la décentralisation de l’accès à ces tests à l’hôpital de Muyinga. Cette phase deux va également permettre de tester la polyvalence de ces plateformes en proposant sur un même plateau une offre élargie d’examens biologiques : charge virale VIH, diagnostic précoce VIH du nourrisson et dépistage de la tuberculose. Les laboratoires auront également la possibilité de réaliser les tests de charge virale à partir de papiers buvards, supports ne nécessitant pas de chaîne du froid et facilitant ainsi la décentralisation.

Au terme de ce projet, le Gouvernement du Burundi, qui a manifesté son intérêt dès les premières négociations, assurera la continuité des activités.

Rappel sur le projet OPP-ERA

Le projet OPP-ERA vise à améliorer le suivi des personnes vivant avec le VIH à travers un accès gratuit à la charge virale (CV) et dans un deuxième temps au diagnostic précoce des nourrissons. Il vise aussi à ouvrir le marché des technologies de la charge virale à de nouveaux fournisseurs grâce au modèle des « Plateformes Polyvalentes Ouvertes (OPP) », et ainsi à élargir l'accès à des tests de charge virale performants à un coût abordable en Afrique de l’Ouest et Centrale.

Financé par UNITAID  et mis en œuvre par un consortium de partenaires français  le projet a été lancé en mars 2013 dans quatre pays, le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire et la Guinée. Il est prolongé pour une nouvelle phase de trois ans dans ces quatre pays afin de développer à plus large échelle l’accès à ces tests et développer la polyvalence des plateformes pour diagnostiquer d’autres pathologies infectieuses comme la tuberculose et les hépatites virales. Les machines utilisées sont adaptées pour des hôpitaux aussi bien que des centres de santé situés autant dans les capitales qu’en zones décentralisées.

Les difficultés d’accès à la charge virale pourraient compromettre les efforts mondiaux pour diagnostiquer et traiter les personnes vivant avec le VIH. En 2014, l'ONUSIDA a fixé l’objectif «90x90X90 » pour que d'ici 2020, 90% de toutes les personnes vivant avec le VIH puissent connaître leur statut sérologique, 90% des personnes diagnostiquées séropositives aient initié un traitement contre le VIH et 90% des personnes traitées aient une charge virale indétectable, preuve du maintien d’un traitement efficace.

 

 

Financé par UNITAID, le projet OPP-ERA est cofinancé et mis en œuvre par un consortium de partenaires français : Solthis (Solidarité Thérapeutique et Initiatives pour la Santé) chef de file et responsable de la mise en œuvre en Guinée ; l’ANRS (France recherche Nord&Sud Sida-VIH Hépatites), chargée de la direction scientifique et de la valorisation des résultats ; Expertise France responsable de la mise en œuvre en Côte d’Ivoire et au Cameroun ; et Sidaction responsable de la mise en œuvre au Burundi.

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